Deuil animalier.

 

 

Comment aborder avec un enfant

le départ de notre compagnon animalier.

 

 Le deuil ou la perte d’un animal de compagnie reste encore de nos jours un sujet que nous avons beaucoup de difficultés à aborder. D'un côté, la mort nous fait peur et nous croyons qu'en n’abordant pas le sujet, cela n'arrivera pas.  Perdre un animal de compagnie peu importe la façon: décès, devoir s'en séparer, disparition nous amène souvent dans un sentiment de culpabilité.  Afin de ne pas ressentir la souffrance de la culpabilité, nous évitons aussi de trop en parler.

 

Mais comment faire lorsque l'enfant nous pose des questions.  Devant un enfant, nous perdons bien souvent tous nos moyens. Alors, comment intervenir pour lui expliquer ce qui se passe, que dire, que faire? Est-il souhaitable qu’un enfant assiste à l’euthanasie? Devons-nous lui dire la vérité? Doit-il voir l'animal décédé?  Devons-nous lui permettre de vivre sa peine, chose que bien souvent nous nous refusons à nous même? Est-il approprié de lui proposer de faire un rituel de départ? 

 

 Les façons de voir la mort selon l’âge de l’enfant.

 

L’enfant entre l’âge de deux et quatre ans n’aura pas la notion de permanence et d’irréversibilité de la mort. Pour lui, l’animal, qui est un compagnon de jeu, devrait revenir un jour jouer avec lui. Entre cinq et neuf ans, l’enfant comprend que la mort lui enlève à tout jamais son compagnon, mais il aura la pensée magique que certains êtres vivants de son entourage sont immortels. C’est généralement vers l’âge de 10 ans que l’enfant associe les 3 concepts de la mort; il vient de perdre à jamais un être qu’il aimait, il comprend qu’il n’y a plus de retour possible et que nous sommes tous mortels.

 

Comment parler à un enfant de la mort de son animal de compagnie?

 

·       Dire la vérité.  Il est important de dire les vraies choses dans un langage que l’enfant comprendra, adapter à son âge. . Autant il est essentiel de dire la vérité, autant il est possible de le faire sans le traumatiser. J'ai eu un client qui, enfant, avait perdu un animal et son père lui avait fait croire à une fugue. Toute sa vie, cette personne a imaginé des scénarios. Il aurait été plus simple de dire la vérité: que le chien avait eu un accident et que, malheureusement, il n'avait pu être sauvé.

 

·       Employer des images réalistes et non traumatisantes. Dire que l’animal dort n’est pas la réalité, l’enfant ne comprendra pas que son compagnon animal ne se réveille pas.  Il est important de trouver les mots justes qui vont faire image chez l’enfant et qui vont refléter la réalité. 

 

·       Laisser libre court à l’expression des émotions.  Il n’est jamais facile de voir souffrir une personne qui nous est cher et encore moins quand c’est un enfant.  Notre premier réflexe est de lui éviter la souffrance, donc nous tenterons de lui changer les idées, de lui dire de ne pas pleurer.  Quand au contraire il faut permettre autant à l’enfant qu’à nous d’exprimer notre peine. 

 

·       L’adolescent qui perd son confident.  Nous devons, je crois, apporter aussi une attention particulière aux adolescents et adolescentes. Bien souvent, le chien devient le confident du jeune adulte. Le sentiment d’être compris par l’animal et surtout de ne pas être jugé pourrait favoriser le contact particulier que le jeu ne pourrait avoir avec l’animal. Je suggère aux parents alors de ne pas banaliser la perte que vit l’ado. La meilleure chose à dire pour consoler le jeune en peine est bien souvent de ne rien dire. Juste prêter une oreille attentive et démontrer de la compassion fera le travail beaucoup mieux de d’essayer de mettre des paroles sur la peine.  

Que faire !

Est-il bon pour un enfant en bas âge d’assister à l’euthanasie?

 

Personnellement, je ne vois pas la nécessité pour un jeune enfant de voir mourir sous ses yeux le chien qu’il aimait. Pour l’adolescent ou l’adolescente, nous pouvons lui laisser le choix.  Ce qui est essentiel par contre, pour permettre de faire le deuil, c’est de voir le corps inanimé, sinon nous risquons de toujours espérer un retour possible à la vie. Mais c’est à partir de l’âge de dix ans que l'enfant retirera quelque chose de cette expérience, s'il est, bien sûr, bien entouré de ses parents.

 

Les rituels

 

En famille il est souhaitable d’organiser ce que j’appelle une cérémonie de départ.  C’est un moment on l’on se réunit par exemple pour planter un arbre en mémoire de l’animal décédé ou bien faire un album photo.

 

Si l’animal a été incinéré peut être qu’au retour de l’urne contenant les cendres, une réunion de famille et d’amis (es) peut avoir lieu et ce sera l’occasion de se rappeler des bons moments.

 

Les doux souvenirs

 

Perdre n’est jamais facile et c’est un moment difficile à vivre pour tous. 

Le temps rendra la peine moins lourde, moins angoissante mais le souvenir reste très longtemps si ce n’est à jamais.

 

Il est important de montrer à l’enfant et ainsi qu’à nous même, comment laisser monter des images agréables.  Si une image désagréable nous vient à l’esprit,  nous pouvons la remplacer par un « doux souvenir ».  Remplacer cette triste pensée par un souvenir joyeux. 

 

En fait, nous devons agir avec un enfant de la même façon que nous agissons avec toute personne qui vit un deuil: nous devons être empathiques, ne pas minimiser sa peine, lui suggérer de se permettre de vivre ses émotions avec des personnes en mesure de le comprendre.

Perdre n'est jamais facile, peu importe l’âge que nous avons ou l’âge de notre chien.

 

 

 Afin d’en connaître plus sur le sujet nous

 vous recommandons la lecture du livre

 Deuil animalier par France Carlos aux Éditions Broquet

 ISBN 978-2-89000-959-2

 

 

 

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